Pragmatique, rationnel, indépendant

L'immigration en France : mythes et réalités

Les données montrent que la France n’attire pas les immigrés qu’elle peut intégrer et dont elle a besoin. Seulement 5% de l’immigration est une immigration de travail. En outre, les immigrés sont moins qualifiés que la moyenne de la population, sont une source de chômage, et utilisent de nombreux services gratuitement. Par conséquent, ils constituent une charge significative pour le reste de la société. Face à ces absurdités, et au potentiel formidable que représente une immigration adéquate, une révision fondamentale de la politique d’immigration est indispensable. 

Les organismes publics refusent souvent de fournir les données de base qui permettraient d’avoir un débat informé sur l’immigration. Pourtant, ses coûts et ses bénéfices sont une question technique et économique, que l’INSEE ou l’INED devrait pouvoir aborder et traiter en toute objectivité, loin des débats passionnés entre partis politiques. Malheureusement, la désinformation est telle que les estimations les plus folles, les solutions les plus extravagantes circulent. En face de cela, les gouvernements y vont de leurs ‘mesurettes’ homéopathiques qui ne règlent rien à la question. L’objectif de cette fiche est de présenter la réalité de l’immigration française actuelle, au-delà des tabous. 
 
L’immigration est parfois présentée comme une solution possible aux maux économiques et sociaux dont souffre la France, notamment son vieillissement. Selon l'ONU, 23 millions d’immigrés actifs seraient nécessaires pour combler le déficit démographique français et maintenir le rapport actuel entre actifs et inactifs jusqu’en 2025. Dans un rapport de 1995, l’OCDE avait évoqué le chiffre de 11 millions d'immigrants supplémentaires entre 2010 et 2020 pour obtenir le même résultat. On se référera aux fiches sur Les inactifs et le rapport de dépendance, et L’immigration solution. On notera toutefois que de telles préconisations ignorent largement ce qu’est une société, composée d’hommes et de femmes qui partagent la même histoire, les mêmes valeurs et les mêmes aspirations, non pas une mosaïque d’individus étrangers les uns aux autres. Ils ignorent donc les profonds déséquilibres culturels et sociaux que pourraient engendrer de telles migrations, motivées par une vision réduisant les humains à des unités de production interchangeables. Les évènements de novembre 2005 dans les banlieues, nés de l’essor du communautarisme, devraient nous ouvrir les yeux sur ce sujet sensible.

Enfin et surtout – et c’est ici notre propos – l’immigration dans son état actuel appauvrit la France. Or, comme dit le proverbe, il ne sert à rien de ramer plus vigoureusement si le bateau est orienté dans la mauvaise direction…

Tachons donc, avec prudence, d’y voir plus clair sur ce sujet brûlant. Selon le recensement de 1999, 6,2 millions d’individus vivant en France étaient nés à l’étranger, soit 10,6% de la population française totale. En 2002, 300 000 immigrants arrivaient en France. Ils viennent essentiellement d’Europe et d’Afrique. 

 

L’immigration d’Afrique est de fait privilégiée. Pourtant, elle n’apporte que peu de travailleurs à la France, mais surtout des inactifs (ou des chômeurs), qu’elle devra supporter et subventionner. Les travailleurs proviennent essentiellement d’Europe, d’Asie et d’Amérique.


Source : Observatoire Statistique de l’Immigration et de l’Intégration

Les immigrés exercent en moyenne des emplois moins qualifiés que la moyenne des Français. En la matière, la France fait figure d’exception. « En 1994, la proportion d’étrangers ayant une formation supérieure était de 20% au Royaume-Uni, et de 12% en France. Entre 1994 et 2002, ces mêmes étrangers à haut potentiel ont représenté 53% des entrées au Royaume-Uni et 33% des entrées en France. »[1] Résultat logique, l’écart s’est creusé : en 2008, 35% des immigrants du Royaume-Uni avaient une formation supérieure, contre 18% en France.[2]

L’immigration vers la France est une source d’actifs, mais aussi de chômeurs. Là encore, il convient de distinguer selon le pays d’origine. Alors que les immigrés en provenance de l’Union Européenne ont un taux de chômage légèrement inférieur au taux français, les immigrés hors UE connaissent un taux de chômage de 22% pour les hommes, et 32% pour les femmes. Par ailleurs, le taux d’emploi des 25-49 ans s’élève à 79% pour les français ou les immigrés européens, contre seulement 60% pour les étrangers non-européens. Enfin, le prix Nobel d’économie Maurice Allais intègre l’immigration dans ses modèles explicatifs du chômage. Selon lui, elle explique environ 17% du chômage en France en 1999.[3]

Au-delà des chiffres précédents illustrant les difficultés d’insertion des immigrés, le tableau suivant indique les raisons pour lesquels les immigrés viennent en France. Seulement 5% des immigrés entrent en France pour travailler. La plupart viennent pour des raisons familiales, liées au regroupement familial. « L’immigration du travail ne représente que 5% du flux d’immigrés. Cela n’a pas de sens. Je propose qu’il y ait chaque année au Parlement un débat pour savoir de quoi et de qui nous avons besoin », a déclaré Nicolas Sarkozy.[4] Certes, mais il faudrait aussi neutraliser les mécanismes, principalement financiers, qui font entrer les 95% d’immigrés qui ne viennent pas pour travailler. Ainsi, Maurice Allais signale par exemple qu’il est absurde que les allocations familiales, dont le but est de favoriser la natalité française, soient attribuées également aux étrangers présents sur le territoire : cela contribue en effet à les attirer en France pour de mauvaises raisons. Nicolas Sarkozy ajoute : « Je ne veux plus de détournement de procédures : mariage arrangé, demande d’asile politique bidon, regroupement familial détourné, visa de tourisme frelaté… »

Source : Observatoire des Statistiques et l’Immigration et de l’Intégration, rapport 2002-2003. Voir aussi : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATCCI02141

Au vu de ces chiffres, le rapport Attali de 2008, qui préconise d’accueillir plus de travailleurs étrangers, recommande implicitement une refonte radicale de notre système d’immigration.

Peut-on chiffrer le coût de cette immigration non maîtrisée ? Jacques Bichot[5] a calculé le coût des immigrants extra-européens en matière de protection sociale, en prenant en compte leur sur-chômage et en faisant l’hypothèse qu’un actif immigré permet de couvrir les mêmes coûts sociaux qu’un actif français moyen. Coût estimé : 7 milliards d’euros par an. « On peut ainsi estimer que les immigrés, par leur contribution à l’économie, couvrent environ les deux tiers de leurs coûts sociaux, le solde étant à la charge de la société d’accueil. Et encore ce calcul ne prend-il pas en compte les coûts indirects des communautés immigrées en terme de scolarité, de délinquance ou de logements sociaux. »[6]

A titre d’exemple, les immigrés sont surreprésentés dans les centres de soins gratuits (60% des patients). Le nombre de bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat, introduite par le gouvernement Jospin pour couvrir le coût des soins gratuits accordés aux immigrés clandestins, est passé de 75 000 en 1999 à 200 000 en 2002, pour un coût de 600 millions d’euros chaque année. En matière de logement social, les immigrant du "Sud" sont surrepresentés dans les HLM.[7]

En ce qui concerne la délinquance, le sociologue Sébastian Roché a mené une enquête dans le département de l’Isère sur une centaine de multirécidivistes de 13 à 19 ans hébergés par les structures départementales de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, par comparaison à un échantillon de 1614 élèves de l’agglomération grenobloise. Ce qui distingue les deux échantillons ? Deux facteurs : la déstructuration familiale (la moitié des mineurs suivis par la PJJ sont issus d’un couple divorcé ou séparé contre un quart parmi les élèves) et l’origine étrangère : 62% des jeunes judiciarisés sont étrangers ou d’origine étrangère, « les jeunes les plus surreprésentés étant ceux d’origine africaine : 47% contre 22% dans la population scolarisée ».[8]  Une autre étude de grande envergure conduite par le sociologue Hugue Lagrange du CNRS (Le Déni des Cultures, 2010) révèle que les enfants d'origine africaine deviennent trois à quatre fois plus souvent délinquants que les enfants d'origine française. Enfin, les témoignages, tels ceux des habitants du centre-ville de Perpignan terrorisés par une population d'origine étrangère, révèlent le climat d'insécurité insupportable créé par une immigration mal maîtrisée. Une étude récente (2013) basée sur les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) révèle également le poids disproportionné des étrangers dans la délinquance en France. Ils seraient ainsi responsables de plus d'un quart des vols, toujours selon l'ONDRP (ce chiffre ne comprend pas les Français issus de l'immigration).  

La fondation Singer-Polignac a publié « un essai d’évaluation des coûts et des effets économiques de l’immigration »[9]. Yves Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, estime le coût de l’immigration et de son intégration (éducation, formation professionnelle, logement, santé, lutte contre la délinquance, maintien de la sécurité) à 36 milliards d’euros par an.

La situation en France d’Outre-mer est pire. Un habitant sur trois à Mayotte, un sur quatre en Guyane est un immigré clandestin. Un élu guyanais estime ainsi qu’ « au-delà du drame humain qu’elle représente, l’immigration a des conséquences dramatiques en matière d’éducation ou sanitaire. Nos administrations et nos hôpitaux ne peuvent plus suivre. Et, faute de moyens, nous créons la marginalisation. »[10]Mansour Kamardine, député UMP de Mayotte a déclaré dans le Figaro[11] : « Mayotte croule sous l’immigration et est en train de sombrer. (…) La générosité des Mahorais a été au-delà de ce qui était possible. (…) A Anjouan, j’ai rencontré un médecin qui me disait que chez lui tout le monde veut se rendre à Mamoudzou à cause de la gratuité de notre système de santé. » 

Souvenons-nous des émeutes de Los Angeles en 1992, durant lesquelles les afro-américains, qui s’estimaient défavorisés, ont saccagé et brûlé la ville. Pour nos dirigeants c’était clair : cet épisode illustrait la supériorité du modèle social français. Le Chicago Sun-Times a ainsi écrit à l’époque: « Les élites françaises s’accordaient pour dire que des événements à l’échelle des émeutes de Los Angeles ne pourrait pas survenir dans leur pays, principalement parce que la France est plus humaine, moins raciste, et offre beaucoup plus de support aux pauvres grâce à un large Etat Providence. » Selon le Washington Post, François Mitterrand a alors accusé la « société conservatrice » créée par Reagan, en profitant pour souligner la différence de la France, « le pays où le niveau de protection sociale est le plus élevé au monde ».

Après les dramatiques émeutes ayant embrasé la France en novembre 2005, ces déclarations font sourire. Notre modèle social ne nous préserve pas de la colère et de la haine de certaines minorités ethniques, pas plus qu’il ne préserve ces dernières de l’exclusion. En permettant à tous ces jeunes de vivre sans travailler, notre glorieux modèle social les a en effet désœuvrés et marginalisés.

Aujourd’hui, les effets du modèle social français, à base de lourde taxation des créateurs de richesse, et de redistribution inconditionnelle aux inactifs et chômeurs, sont désastreux. D’un côté, la France fait fuir une grande partie de ses citoyens les plus brillants et de ses contribuables les plus importants. De l’autre, elle accueille massivement des individus non qualifiés pour qui il n’y a pas de travail. «  L’immigration devient sauvage et abusive quand les immigrants ne sont pas là pour travailler et s’intégrer à la communauté nationale, mais uniquement pour bénéficier de ces fameux « droits sociaux » que l’on a si largement dispensés. La Sécurité Sociale est une source permanente d’irresponsabilité, de parasitisme, de tricherie ; elle invite au non-travail, au non-mérite, au non-respect….dans le miracle américain, tout le monde est obligé de tenir sa place dans l’effort national car sans effort pas de revenu »[12] Dans la même veine, Nima Sanandaji[13] montre que la croissance de l’Etat Providence suédois a entravé l’intégration par le travail des immigrants. Les maux qu’il identifie sont familiers : « La combinaison de taxes élevées, d’un marché du travail réglementé, du salaire minimum le plus élevé du monde imposé par les syndicats, et de transferts sociaux généreux maintient les immigrants hors du marché du travail. (…) Avec de telles barrières, beaucoup d’immigrants n’acquièrent plus les compétences nécessaires à l’employabilité, et n’apprennent pas le langage du pays. » Il remarque ensuite qu’avec des cohortes d’adultes sans emploi, les générations plus jeunes ne développent pas une éthique du travail ; au contraire, elles restent en marge de la société.

En ce sens, le modèle américain fonctionne beaucoup mieux. Selon The Economist (19 dec 2009), "Aux Etats-Unis, il est difficile pour un homme adulte en bonne santé de gagner plus que le simple minimum vital avec les aides publiques. (...) Puisque les immigrants doivent travailler, les Etats-Unis n'ont pas de ghettos remplis d'immigrants sans travail qui n'ont pas de sentiment d'appartenance à la société, comme on en trouve en France par exemple." (les ghettos "noirs" aux Etats-Unis sont un autre problème, qui n'a rien à voir avec l'immigration ou l'assimilation des immigrants, lesquels sont plutôt d'origine asiatique ou mexicaine)

Le fait que la majorité des immigrants ne partagent pas les mêmes valeurs, la même culture, ou la même religion, est également problématique. En juillet 2005, suite aux attaques terroristes à Londres, Omar Bakri a déclaré au quotidien Al-Hayat : "Si Allah le veut, nous transformerons les pays occidentaux en Dar Al-Islam [un territoire gouverné selon les principes islamiques] en les envahissant de l'extérieur. Si un Etat islamique les attaque, nous serons son armée et ses soldats de l'intérieur." Ces opinions restent pour l'instant minoritaires, mais elles s'appuient tout de même sur une rivalité ancestrale entre l'Islam et l'Occident : comme le rappelait l'historien Hilaire Belloc en 1938, "[L'Islam est] l'ennemi le plus formidable et le plus persistent que notre civilisation ait jamais eu."

On peut également se demander si la culture traditionnelle française pourra survivre à l'arrivée d'immigrants qui ne peuvent la partager et ne comptent pas l'adopter. Dans une étude de grande envergure des banlieues françaises conduite en 2011 pour l'Institut Montaigne, Gilles Kepel relève une isolation croissante, et une "intensification de l'identité musulmane". Déjà en 2002, un imam de Roubaix a refusé de rencontrer Martine Aubry (alors maire de Lille), du fait qu'il se considère en "territoire musulman", et qu'il serait impur ("haram") de l'y accueillir. A Aubervilliers, de nombreux élèves ne vont pas à l'école vendredi après-midi pour se préparer à la prière. A Dreux, des parents d'élèves ont protesté envers les cantines d'école qui ne servent pas de viande halal. A Paris, un apéritif convivial "saucisson et pinard", une tradition typiquement française, a été interdit parce qu'il pourrait être mal perçu par la communauté musulmane... Au fur et à mesure que cette dernière se développe (notamment via l'immigration), on peut s'attendre au développement de nombreux conflits de la sorte. Cela amène Christopher Caldwell à conclure, dans son livre Reflections on the Revolution in Europe : "Dans toute l'Europe, on a assisté à l'expansion non seulement de société parallèles, mais également de "colonies ethniques", pour reprendre l'expression de l'ethnologue Turc-Allemand Rauf Ceylan. (...) Certains quartiers ressemblent plus à un terrain conquis qu'ils n'évoquent un enrichissement multiculturel. Et si la communauté présente est fortement religieuse (comme la plupart des communautés immigrantes), alors ce n'est pas seulement un Etat dans l'Etat, mais également un territoire sur lequel règne la loi charia."

Une dernière question laisse perplexe : comment s’explique une telle prépondérance des immigrants de pays en voie de développement voire sous développés ? Parmi les grands pays développés, seule la France connaît une telle structure d’immigration. Economiquement et socialement, une telle politique est désastreuse. La seule justification serait-elle politique ? On sera à ce titre intéressé d’apprendre que selon un rapport récent[14], 76% des français issus de l’immigration africaine et turque se déclarent proches d’un parti de gauche. Un membre du cabinet de Pierre Bérégovoy nous a fait une confidence troublante à ce sujet. A l’issue de la chute du Mur de Berlin, Bérégovoy avait alors fait la suggestion, avec le bons sens qui le caractérisait, de privilégier l’immigration provenant de l’Europe de l’Est, forte de jeunes talents motivés et bien formés. François Mitterrand avait alors tranché en lui rétorquant qu’il fallait continuer à favoriser l’immigration maghrébine plus porteuse de voix. Où l’intérêt d’une nation fait les frais de petits arrangements électoraux…

Pourtant, une immense majorité de Français est opposée à l'immigration dans sa forme actuelle. Dans l'ouvrage Reflections on the revolution in Europe - can Europe be the same with different people in it?, Christopher Caldwell rappelle que seulement 19% des Européens pensent que l'immigration a bénéficié à leur pays, tandis que 73% des Français pensent que leur pays compte trop d'immigrants.

Que faire alors ? Bien sûr, il faut mettre un terme à l'immigration telle qu'elle est pratiquée depuis des décennies. La politique d’immigration française devrait consister à identifier les individus dont notre pays a besoin (par exemple des informaticiens, des infirmières, des investisseurs à même de financer des projets, etc.) et à mettre en œuvre ce qu’il faut pour les attirer, les former et les retenir.[15] Il conviendrait parallèlement d’identifier les individus dont la France n’a pas besoin (par exemple des travailleurs non qualifiés) et qu’elle ne saurait intégrer, et de s’assurer qu’ils n’arrivent pas en masse. Une façon de procéder consisterait bien sûr à ne pas leur offrir de services et d'argent (logement, soins gratuits, allocations diverses, etc.) aux frais des contribuables français. Par exemple, il est absurde que des immigrés clandestins (donc hors la loi) bénéficient de soins gratuits, tandis que les Français qui ont cotisé à la Sécurité Sociale doivent payer pour leurs soins.

La France peut également élaborer des accords qui bénéficient à notre pays comme aux pays en voie de développement. Imaginons par exemple que la France accueille un certain nombre d’étudiants de ces pays dans ses universités, lesquels accéderaient à une éducation supérieure parfois inexistante dans leur pays d’origine. Afin qu’ils contribuent au développement de leur nation, ils s’engageraient à retourner y travailler pendant quelques années, à moins qu’ils ne remboursent le coût de leurs études.

Enfin, l’idée d’utiliser la structure démographique des pays jeunes pour résoudre les problèmes de retraites des pays vieillissants est à creuser. Mais elle doit être mise en œuvre de façon à tenir compte des équilibres sociaux comme des besoins économiques. Les pays développés sont aujourd’hui en mesure de financer les investissements dont les pays en voie de développement ont besoin. Ceux-ci sont en retour en mesure de faire fructifier ce capital, et de le rembourser à long terme, contribuant ainsi aux retraites des pays développés. Cette approche « win-win » suggère la mise en place d’une retraite par capitalisation – mais l’immigration est loin d’être nécessaire – comme l’explique la fiche sur Les problèmes de la retraite par répartition.

Bruno Lannes, Pierre Pâris

 

Pour en savoir plus :

  • L’immigration solution : l'immigration est-elle la solution aux problèmes de la France, notamment le financement des retraites ? Comme nous le montrons dans cet article, certainement pas dans son état actuel.
  • Une immigration qui marche : comment analyser et juger la politique d'immigration d'un pays, et le cas de la France.  
  • Why immigration is hard to tackle, Martin Wolf, Financial Times, 2 novembre 2007, et Immigration: a matter of numbers, Martin Wolf, Financial Times, 4 avril 2008.
  • Un excellent livre de Christopher Caldwell, qui fait le point sur l'immigration incontrôlée et non désirée vers l'Europe : Reflections on the revolution in Europe - can Europe be the same with different people in it.
  • Cet article de l'économiste américain Thomas Sowell montre que les analyses selon lesquelles les immigrés prennent les emplois dont les nationaux ne veulent pas, ou selon lesquelles une économie a "besoin" d'immigrés n'ont aucun sens, car elles ignorent une donnée essentielle de l'analyse économique... le prix ! Il explique que les nationaux refusent souvent de prendre les emplois typiquement occupés par les immigrés précisément parce que l'afflux d'immigrés a fait baisser les salaires associés à ces emplois.  http://www.realclearpolitics.com/articles/2006/03/guests_or_gate_crashers.html
 
Editeurs : Pierre Pâris, Bruno Lannes, Pierre Chaigneau.


[1] Les Echos, 23 mars 2005.
[2] The Economist, 13 mars 2008.
[3] Maurice Allais, La mondialisation, la destruction de la croissance, la destruction des emplois, l’évidence empirique 1999.
[4] Entretien au Figaro, 30 juin 2005.
[5] Jacques Bichot,  L’incidence de l’immigration sur les comptes sociaux, in Ces migrants qui changent la face de l’Europe, L’Harmattan, 2004. Actes du colloque des 10 et 11 octobre 2003, accueilli par la Fondation Singer-Polignac et le Sénat.
[6] J. Dupâquier et Yves-Marie Laulan, « Immigration : les chiffres qui font peur », Le Figaro, fin 2003.
[7] 46% des Algériens, 48% des Marocains, 51% des Turcs et 35% des Africains subsahariens vivant en France sont locataires de HLM. Chiffres cités par J. Bichot, communication précitée.
[8] Radioscopie du jeune multirécidiviste : famille éclatée et origine étrangère, Jean-Marc Leclerc, Le Figaro du 11 juillet 2005.
[9] Le Figaro, 18 novembre 2005.
[10] Philippe Moreau, « L’immigration clandestine semble s’accélérer en Outre-Mer », Les Echos, 20 septembre 2005.
[11] Le Figaro, 20 septembre 2005.
[12] Jacques Garello, La nouvelle lettre n° 855, 12 Novembre 2005
[13] Président du think tank Captus, dans un article du Wall Street Journal du 17 mars 2008.
[14] Rapport au politique des français issus de l'immigration, par Sylvain Brouard et Vincent Tiberj, 2005.
[15] Le principal atout de la France est supposé être le cadre de vie. Pourtant, une enquête de Pew Global Attitudes Project (citée dans The Economist du 25 juin 2005) révèle que les deux pays qui recueillent le plus de réponses à la question « Where would you go to lead a good life ? » sont l’Australie et le Canada. Seuls les libanais classent la France au premier rang des pays dans lequel ils souhaiteraient habiter. La France souffre en réalité d’une mauvaise image parmi les pays développés, malheureusement largement méritée. Celle d’un pays sclérosé, effrayé par la modernité, envahi par une bureaucratie totalitaire. Une fois encore, les réformes de fonds sont le préalable à une amélioration de la situation.