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Eclairages Economiques - le blog

Les conséquences économiques de l'imposition des riches

"The Swedish model also reveals one of the closest-held secrets of the Obama administration: Taxing the 1% will not pay for the welfare state. Swedish workers were saddled with marginal tax rates in the fifty percent range. They responded b...y working less, having more subsidized spells of unemployment, taking subsidized parental , permanent disability, or early retirement, or otherwise gaming the system. Swedish employees averaged a month of fully-paid sick days per year in addition to a month or more of paid vacation."
http://www.forbes.com/sites/paulroderickgregory/2012/05/13/look-to-sweden-obamas-high-tax-gurus/
 

Selon le ministre Michel Sapin, la France est en faillite

Nous le disons depuis sept ans : http://www.eclaireco.org/FranceEnFaillite

Il serait maintenant temps que les politiciens prennent les mesures qui s'imposent.

PS : il semblerait que le ministre ait en réalité été ironique dans ses propos. Le gouvernement actuel n'est perspicace que par mégarde.

L'épouvantail du gaz de schiste

Sorting frack from fiction

Shale gas’s poor image in Europe is largely unjustified

http://www.economist.com/node/21558458?fsrc=scn/fb/wl/db/frack3

La taxe inflationniste frappera les retraites

Pour retrouver l'équilibre budgétaire, l'inflation réduira le pouvoir d'achat des retraités : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/01/15/20002-20130115ARTFIG00351-cahuzac-envisage-une-desindexation-des-retraites.php

Pourquoi ne pas plutôt augmenter l'âge de départ à la retraite ?

Notre article sur l'inflation à venir : http://www.eclaireco.org/Inflation.2013 

La France en chute libre

The euro crisis no one is talking about: France is in free fall

The euro zone's second-largest economy is suffering more than any other member from a shocking deterioration in competitiveness. And it's doing nothing to stop it.

 

http://finance.fortune.cnn.com/2013/01/09/france-economy-crisis/ 

Relèvement du plafond du niveau A : attention danger

Pourquoi le gouvernement a-t-il relevé le plafond du niveau A ? Pour donner un coup de pouce aux classes populaires ? Pourtant, celles-ci ne peuvent généralement se permettre de laisser plusieurs dizaines de milliers d'euros sur un compte en banque. 

De nos jours, les gouvernements européens se soucient avant tout de leur capacité à se financer sur les marchés obligataires. Pour ce faire, rien de plus simple que d'augmenter via les différents instruments à leur disposition la demande pour des obligations d'Etat. Or les banques vont typiquement investir les ressources liées aux comptes en livret A, qui doivent fournir une rémunération fixe, en obligations d'Etat (qui représentent maintenant presque le même montant que le logement social en moyenne, et certainement plus en marginal). Ainsi l'Etat augmente-t-il la demande pour les obligations d'Etat précisément lorsque celles-ci deviennent plus risquées... 

Le relèvement du plafond du livret A peut donc être perçu comme un mauvais signal, celui d'un Etat soucieux de ne pouvoir se (re)financer dans de bonnes conditions qui s'efforce d'orienter l'épargne à son bénéfice. Bien sûr, les épargnants sont ici les dindons de la farce.

Rappelons que nous mettions déjà en garde contre ce type de placement à taux fixe dans notre dernier article : www.eclaireco.org/inflation.2013

Fiscal cliff : un deal décevant qui ne règle rien à long-terme

"Since the summer of 2011 Republicans have insisted on deep cuts to spending as the price of raising the ceiling, even if it means risking the financial calamity of default, and some will be doubly determined to pursue that strategy now. They rightly complain that the deal does nothing to alter the long-term upward trajectory of the debt. The higher taxes on the rich will reportedly raise about $600 billion over a decade, an “inconsequential” sum, noted Bob Corker, a Republican senator. Indeed, it is almost a rounding error against a ten-year projected deficit of $10 trillion on current policies, or 5% of GDP. “The fact that the president won’t challenge his party on spending cuts is disgusting”" http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2013/01/fiscal-cliff-deal 

"The bill contains over $600 billion in tax increases but only around $12 billion in spending cuts."  http://www.reuters.com/article/2013/01/01/us-usa-fiscal-idUSBRE8A80WV20130101

 

Une bonne résolution : abandonner le "modèle social français"...

... car ce n'est pas un modèle (qui dans le monde nous l'envie?) et il n'est pas social. En effet, il favorise plutôt l'exclusion des "outsiders", comme nous le montrons à de nombreuses reprises sur ce site (par exemple http://www.eclaireco.org/CausesChomage).

Les bonnes résolutions étant rarements tenues, les socialistes français continueront probablement à faire ce qu'ils connaissent par coeur : dépenser l'argent des autres et développer la culture de l'assistanat. Même les communistes chinois (e.g. Deng Xiaoping) ont compris depuis longtemps que pour amoindrir la pauvreté il faut encourager et non punir l'enrichissement personnel. La France gagnerait à s'inspirer de la sagesse orientale au lieu d'étendre des politiques qui échouent depuis 40 ans !

Les acteurs français sont-ils trop payés ?

Dans une récente tribune dans Le Monde, le producteur et distributeur de films Vincent Maraval soutient que les acteurs français sont trop payés : http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/12/28/les-acteurs-francais-sont-trop-payes_1811151_3208.html

On peut être d'accord avec son analyse, mais ses recommandations sont davantage alignées avec son intérêt personnel qu'avec une quelconque logique économique 

A retenir : "ce que toute la profession sait pertinemment, mais tente de garder secret : le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée. (...) Mais à quoi servent de tels cachets si les résultats ne se matérialisent pas en recettes économiques ? En réalité, ils permettent d'obtenir le financement des télévisions. (...) [Pourtant,] le cinéma enregistre des contre-performances à la télévision. Sans les obligations légales issues de notre système public de financement, il y a bien longtemps que "Les Experts" et la "Star Ac" auraient réduit à néant les cases "Cinéma" des chaînes de télévision. (...) [Au contraire,] Black Swan se finance sur le marché. Il n'y a dans son financement aucune obligation, aucune subvention, l'acteur est donc payé pour ce qu'il vaut."

En lisant cela, on pense simplement à l'abolition des subvention publiques et des obligations de diffusion des chaînes de télévision pour le cinéma français. Celles-ci ne servent qu'à encourager la production de navets et à gonfler les salaires d'acteurs qui ne le méritent pas. Au contraire, la recommandation de l'auteur de l'article, qui est aussi producteur et distributeur de films, consiste à limiter le salaire des acteurs, probablement pour que ce soit plutôt lui qui profite des subventions publiques. La France des "arts" serait-elle aussi un monde de rentiers...?

Placements en 2013 : attention à l'inflation

On l'a déjà annoncé sur ce site, l'inflation sera une conséquence sinon nécessaire du moins très probable de la crise actuelle. Il est plus difficile de prédire quand elle s'actualisera. Ce sera vraisemblablement plutôt à moyen-terme qu'à court-terme du fait des pressions déflationnistes actuelles.

La suite, y compris le match déflation vs inflation ici : http://www.eclaireco.org/Inflation.2013

La conclusion : comme se protéger voire profiter de l'inflation ? C'est simple : être "long" (acheter) des actifs réels, tels les actions, l'immobilier, les matières premières, les métaux précieux, et être "short" (vendre) les actifs nominaux tels les obligations, les livrets A, et autres placements similaires. Pour combiner ces deux stratégies, il est possible de s'endetter (ce qui revient à vendre un actif nominal) pour acheter un actif réel. C'est évidemment une stratégie risquée, mais qui sera probablement payante en cas d'inflation soutenue.

 

L'incertitude politique et l'absence de reprise

Les prévisions de l'évolution de la dette montrent son explosion insoutenable sur le long-terme. Comment cette crise sera-t-elle résolue ? Avec une autre crise financière, une augmentation massive de la pression fiscale, une forte baisse des dépenses publiques, une inflation soutenue...? 

L'incertitude politique paralyse les acteurs économiques, et entrave les décisions d'embauche et d'investissement sur lesquelles on ne peut facilement revenir. 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oLOH2d_p7_E 

La fuite des talents s'aggrave

Deux articles récents partagent le même constat : 

"Le profil des exilés a changé. Il ne s'agit plus de riches héritiers ou de quinquagénaires ayant vendu leur société. «Des jeunes entrepreneurs de 30 ans, sans enfants et très mobiles, préfèrent s'installer dans un autre pays pour y monter leur société» (...) Ce sont enfin parfois aussi des pans entiers de compétences qui partent. Sans faire de bruit et avec des conséquences substantielles pour l'économie française." http://www.lefigaro.fr/impots/2012/12/21/05003-20121221ARTFIG00629-le-nombre-d-exiles-fiscaux-en-nette-hausse.php

A “morose” national mood and high taxes add up to a hostile “ambience”, he says. “This is a country where there is no growth, the cost of labour is very high, and when entrepreneurs succeed they are criticised for exploiting their workers.” (...) “Before, it was people who had already made their fortune,” he said. “The striking new factor is that many of those leaving or who are thinking of leaving are those who are still creating wealth.” (...) Although big companies are not relocating headquarters, in some cases they are examining moving some management operations. (...) The government’s main response has been to appeal for patriotism. http://www.ft.com/intl/cms/s/0/b0ffb32e-4b89-11e2-887b-00144feab49a.html#axzz2Fis9oPsq 

Résoudre la crise de la zone euro : une proposition

(1) Tout d'abord, reconnaître que la Grèce est insolvable, lui permettre de quitter l'euro, dévaluer, et faire défaut sur sa dette soit directement soit par inflation.

(2) Ensuite demander aux autres pays "instables" de choisir leur camp : soit quitter l'euro et faire défaut, soit rester et faire ce qu'il faut pour rétablir des finances publiques saines et retrouver une certaine compétitivité. Cela impliquerait notamment une forte baisse des dépenses publiques, et une baisse du coût du travail en termes réels.

(3) Entre temps, relancer un peu l'inflation pourrait faciliter les ajustements, comme expliqué par exemple ici : http://www.eclaireco.org/files/Pourquoi_la_France_a_besoin_dinflation.PDF)

(4) Enfin, reconstruire l'Europe sur cette base stable, avec des mécanismes tels la supervision bancaire au niveau européen par la BCE. Celle-ci a un mandat clair, elle a déjà démontré sa compétence, et on peut lui faire davantage confiance qu'à des politiciens toujours tentés par le populisme.

Ce plan est bien sûr loin d'être idéal mais les alternatives sont bien pires. Pour l'instant, les politiciens pratiquent essentiellement la politique de l'autruche, ne règlent pas grand chose sinon rien et repoussent les problèmes au lendemain. Ils prennent en effet des mesures homéopathiques alors que plusieurs pays européens dont la France auraient besoin d'un remède de cheval, certes impopulaire.

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