L'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le candidat réformateur qui voulait libérer les forces vives du pays, montre encore une fois que le pouvoir absolu corrompt absolument. Le Président a sommé Carlos Ghosn, le dirigeant de Renault, de venir s'expliquer à l'Elysée. Tout simplement parce que Renault, écrasé par le poids des charges sociales et autres impôts en France, a envisagé la délocalisation de la production de la Clio en Turquie. Une simple décision économique en somme. Mais le pouvoir en place ne le voit pas de cet oeil. Le ministre de l'industrie Christian Estrosi a ainsi fait les grands titres du Financial Times en déclarant "The will of the state should be respected in Renault's future choices". Clairement, cela montre qu'on ne vit plus dans un Etat de droit, régit par des règles qui s'appliquent à tous les agents économiques de la même façon. Au contraire, un wannabe dictateur occupe l'Elysée et impose manifestement son bon-vouloir aux forces vives du pays. C'est le retour d'une version épurée de l'arbitraire royal, la dérive nécessaire de la toute-puissance que la France a conféré à son Etat, et notamment au pouvoir exécutif.
Lire aussi : http://www.eclaireco.org/fr/interventionnisme
Je suis totalement d'accord
ven, 15/01/2010 - 21:50 — AnonymousJe suis totalement d'accord avec vous, surtout quand on voit la cour s'installer et les institutions qui disparaissent.
superrefman