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Eclairages Economiques - le blog

La crise de la dette publique... suite (mais pas fin)

Très bon article de Mohamed El-Erian sur l'explosion de la dette publique dans les pays développés : http://www.ft.com/cms/s/0/c8655bdc-2c78-11df-be45-00144feabdc0.html 

On y retrouve le refrain maintenant connu des économistes : en gros il est possible que tout se passe bien si les pays développés acceptent des réformes structurelles massives et des plans d'austérité drastiques. En d'autres termes, économiquement la sortie de crise est possible... mais est-elle faisable politiquement ?

Le fait que la Grèce soit maintenant le théâtre d'émeutes et d'une grève générale laisse planer le doute sur cette vision optimiste :  http://www.cbc.ca/world/story/2010/03/11/greece-labour-strike.html  

On lira également le très bon éditorial de The Economist sur ce thème : http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=15606221

 

 

Vos impôts bientôt dans les poches des Grecs

Les contribuables français et allemands vont maintenant subventionner les excès de la Grèce. En effet, les banques et autres fonds contrôlés par les Etats français et allemands vont acheter des obligations d'Etat grecques (on sait qu'elles ont un fort risque de défaut, et risquent donc de ne plus rien valoir dans quelques mois) à des taux préférentiels (en gros, on subventionne la Grèce). Cela va bien sûr fragiliser davantage les institutions financières françaises et allemandes, et rendre un défaut grec encore plus dévastateur. Les Grecs, qui ne sont pas naïfs, vont probablement exploiter le pouvoir de négociation que cette nouvelle donne leur confère pour obtenir des concessions et toujours plus d'argent de la part des Français et des Allemands.

Plus d'infos ici : http://ca.reuters.com/article/businessNews/idCATRE61Q1CS20100227

 

La transformation du système bancaire et la disparition des banques...

... C'est en effet la proposition de Laurence J. Kotlikoff, un grand économiste américain. Dans cette conférence à la London School of Economics, il explique pourquoi la conservation du status quo en matière bancaire est suicidaire. Il montre notamment que la garantie des dépôts bancaires est illusoire. Finalement, il propose la fin des banques dans leur incarnation actuelle.

Le lien vers le mp3 : http://richmedia.lse.ac.uk/publicLecturesAndEvents/20100217_1800_jimmyStewartIsDead.mp3  Le lien vers l'événement : http://www2.lse.ac.uk/publicEvents/events/2010/20100217t1800vNT.aspx

Le plan de Paul Ryan

Nous avons montré ici que les Etats-Unis feront face à des déficits publics abyssaux si les politiques actuelles se poursuivent. En 2080, les déficits publics s'éleveraient à pas moins de 45% du PIB américain selon le Congressional Budget Office. Pendant ce temps, l'administration Obama augmente les dépenses et refuse d'augmenter la base taxable. C'est pourquoi le plan de Paul Ryan, un député (congressman) Républicain, est à la fois courageux, ambitieux, et potentiellement salvateur. Comment on le voit sur le graphique ci-dessous, il sauverait tout simplement les Etats-Unis de la faillite.

 

Avec Paul Ryan et Mitt Romney, les Républicains diposent de très bons politiciens qui comprennent les problèmes économiques du pays et proposent de bonnes solutions. Il reste à espérer que l'aile populiste du parti, incarnée par Sarah Palin, ne l'emporte pas sur ces réformateurs compétents

Toutes les mesures majeures du plan sont passées en revue dans cet article de The Economist :

http://www.economist.com/world/united-states/displaystory.cfm?story_id=15498288

Crise de la dette publique : contagion à venir

Excellent article de Niall Ferguson dans le Financial Times :  http://www.ft.com/cms/s/0/f90bca10-1679-11df-bf44-00144feab49a.html

Il montre de façon très convaincante que la crise de la dette ne fait que débuter en Grèce. Elle touchera prochainement les pays d'Europe du Sud, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Un point de vue que nous partageons.

Rappelons que nous prédisions il y a déjà quelques années que la France ne pourrait pas continuer sur sa trajectoire actuelle sans faire faillite à moyen-long terme :  http://www.EclairEco.org/fr/FranceEnFaillite. C'était avant la crise financière et le creusement des déficits publics...

La crise grecque : notre analyse

La crise grecque est très grave pour l'euro, pour l'Europe, et pour les finances publiques des Etats européens. Notre analyse ici : www.EclairEco.org/fr/CriseGrecque2010.

UPDATE (jeudi 11 février) : la France, l'Allemagne et les dirigeants européens n'ont pris aucun engagement suite à leur réunion. Ils ont débalé les grandes déclarations de "solidarité avec la Grèce", sans annoncer quelle forme celle-ci allait prendre. Il est fort possible que les marchés financiers testent bientôt si les paroles vont se traduire en actes, et surtout jusqu'où les pays européens sont prêts à aller...

Espérons qu'ils n'aillent pas trop loin. Comme nous l'expliquons ici, il est dangereux et pervers d'offrir des aides financières préférentielles à d'autres pays européens en danger de défaut de paiement sur leur dette publique. Seul le FMI est en mesure de faire face efficacement à ce genre de problèmes.

Attention à la salade de thon !

Il y a quinze ans, l'Etat encourageait et subventionnait la pêche au thon. De nombreux bateaux ont été achetés, à coups de subventions publiques qui ont coûté 50 millions d'euros. Désormais, alors que la pêche au thon est excessive, l'Etat la décourage, et propose aux pêcheurs de racheter leurs bateaux en leur offrant une juteuse prime à la casse qui devrait également coûter plusieurs dizaines de millions d'euros d'argent public... Encore un scandale qui devrait nous ouvrir les yeux sur les gâchis occasionnés par les programmes de dépenses publiques, et nous amener à redéfinir un périmètre pertinent pour l'action étatique.

http://www.rue89.com/planete89/2010/02/03/thon-rouge-des-subventions-pour-le-pecher-puis-pour-le-sauver-136743

Attention : croissance faible à venir

Un must read dans le Financial Times : un article de Rogoff et Reinhart (les auteurs de This time it's different) sur la crise actuelle. Après avoir analysé toutes les crises de la dette de l'histoire dans leur livre (carrément), ils estiment maintenant que :

 - Les défauts sur la dette publique des grands pays restent peu probables.

 - Les primes de risque et donc les taux d'intérêt sur la dette publique vont néanmoins augmenter.

 - Cela va forcer les Etats à tempérer la hausse des dépenses publiques et à augmenter les taux d'imposition. Cette dernière action va diminuer le taux de croissance de l'économie, en diminuant les incitations à l'activité.

 - Les pays émergents se portent beaucoup mieux que les pays développés.

http://www.ft.com/cms/s/0/f4630910-0b7a-11df-8232-00144feabdc0.html?nclick_check=1

L'économie en rap

Keynes et Hayek confrontent leurs théories en rappant.  Enorme : http://www.eclaireco.org/fr/KeynesHayekRap 

L'échec d'Obama

Hier aux Etats-Unis, les Républicains ont emporté une victoire électorale surprenante en prenant le siège de Sénateur du Démocrate Ted Kennedy, décédé il y a quelques mois. Cette victoire est surprenante car elle concerne l'Etat du Massachusetts, qui vote traditionnellement Démocrate. Elle est importante car elle prive les Démocrates de leur super-majorité au Sénat, qui leur permettait de faire passer des législations impopulaires (telle que la réforme du système de santé) sans se préoccuper des objections des Républicains. De nombreux commentateurs interprètent cette défaite pour les Démocrates comme une mise en garde contre les politiques menées par l'administration Obama, qui sont rejetées par une majorité d'Américains. 

Les Américains sont maintenant très mécontents de l'administration Obama :

L'économiste d'Harvard Martin Feldstein évalue la première année d'Obama sur le plan économique, et conclut que les erreurs se sont succédées : http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703882804574642670382608340.html

Enfin, le graphique ci-dessous montre l'évolution prévisible des recettes fiscales et des dépenses de l'Etat fédéral américain si les politiques mises en place se poursuivent. Clairement, les Etats-Unis vont droit dans le mur.

Source : The Economist, http://www.economist.com/opinion/displayStory.cfm?story_id=15328727&source=most_read

On ne se refait pas...

Après avoir passé une soirée entière à voter sur la procédure de vote (!), les nouveaux reçus à l'ENA ont en fin de semaine dernière voté pour choisir le nom de leur promotion. Après neuf tours et de nombreux discours, c'est finalement "Rousseau" qui a été retenu, devant la "nuit du 4 août" qui est arrivé en finale. On se demande simplement quelle procédure de vote ils ont utilisé pour voter sur la procédure de vote.

Les dérives de Nicolas Sarkozy

L'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le candidat réformateur qui voulait libérer les forces vives du pays, montre encore une fois que le pouvoir absolu corrompt absolument. Le Président a sommé Carlos Ghosn, le dirigeant de Renault, de venir s'expliquer à l'Elysée. Tout simplement parce que Renault, écrasé par le poids des charges sociales et autres impôts en France, a envisagé la délocalisation de la production de la Clio en Turquie. Une simple décision économique en somme. Mais le pouvoir en place ne le voit pas de cet oeil. Le ministre de l'industrie Christian Estrosi a ainsi fait les grands titres du Financial Times en déclarant "The will of the state should be respected in Renault's future choices". Clairement, cela montre qu'on ne vit plus dans un Etat de droit, régit par des règles qui s'appliquent à tous les agents économiques de la même façon. Au contraire, un wannabe dictateur occupe l'Elysée et impose manifestement son bon-vouloir aux forces vives du pays. C'est le retour d'une version épurée de l'arbitraire royal, la dérive nécessaire de la toute-puissance que la France a conféré à son Etat, et notamment au pouvoir exécutif.

Lire aussi : http://www.eclaireco.org/fr/interventionnisme

Apprendre des Etats-Unis

Les niveaux de PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat (en prenant le dollar comme référence) fournis par le FMI sont les suivants :

Etats-Unis 47 440
Royaume-Uni 36,358
Allemagne 35,539
France 34,205
Italie 30,631
Espagne 30,589

Dans sa dernière tribune, Paul Krugman explique que les Etats-Unis ont beaucoup à apprendre de l'Europe sur le plan économique. Nous sommes dubitatifs.

Le graphique ci-dessous indique de même le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat de certains Etats américains (DC = Washington DC) et des pays Européens. Comme on le voit, les Américains gagnent en moyenne 50% de plus que les Européens.

Source : Mark Perry, http://mjperry.blogspot.com/2010/01/paul-krugman-extols-europes-economic.html 

Le retour de l'interventionnisme en France

On parle beaucoup de remèdes keynésiens apportés à la crise, notamment avec l'utilisation de la politique budgétaire pour relancer l'économie (ce qui n'est pas forcément approprié, comme on l'explique ici : www.EclairEco.org/fr/PolitiqueConjoncturelle).

On parle moins de l'interventionnisme renaissant de l'Etat dans l'économie, notamment en France. Tel un grand timonier, le Président Sarkozy renoue avec la tradition colbertiste, et s'érige en grand stratège du monde des affaires français. Malheureusement, l'Etat n'est pas toujours compétent dans ce domaine, et surtout n'a pas de légitimité à diriger les entreprises privées. Avec la crise, le gouvernement s'est senti pousser des ailes, et souhaite désormais tirer les ficelles du spectacle économique. Ce bon article de The Economist présente les faits, et nous met en garde :  http://www.economist.com/businessfinance/displaystory.cfm?story_id=15176474

Lire aussi : http://www.eclaireco.org/fr/arbitraire

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