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2009, l'année de tous les dangers

Comme nous l'avons déjà expliqué dans les newsletters de janvier et février, la crise financière a déclenché des bouleversements qui n'ont rien de financier:

1. La correction des déséquilibres macroéconomiques, qui remet en question la division du "travail" internationale, dans laquelle les Américains s'endettaient pour consommer, et les pays émergents les alimentaient en marchandises et capitaux. Ca ne pouvait pas durer éternellement.
2. La re-régulation de l'économie, l'alourdissement du poids de l'Etat et des réglementations contre-productives.
3. La ré-émergence du protectionnisme, souvent déguisé: les politiciens insistent pour que les banques prêtent aux résidents, soutiennent les industries nationales, etc. Le risque que l'on tombe dans une spirale protectionniste existe.
4. La baisse du cours du pétrole a affaiblit des vilains tels que le Vénézuela et la Russie. Mais l'Iran, ennemi annoncé des Etats-Unis, qui a menacé de faire disparaître Israel de la carte, et fournit aux terroristes les armes dont ils ont besoin (le Hizbollah au Liban, le Hamas à Gaza, les "roadside bombs" en Irak, etc.), est sur le point d'avoir une bombe nucléaire. Ils ont déjà un satellite qui leur permet de lancer des missiles nucléaires intercontinentaux, et suffisamment d'uranium pour confectionner une bombe.

S'assurer que l'intermédiation financière fonctionne est essentiel, mais il ne faudrait pas pour autant négliger les nouveaux enjeux. Si les politiciens sont impuissants face au premier point mentionné ci-dessus, leur action sera cruciale sur les trois suivants. En particulier, il leur faut éviter de surréagir aux difficultés économiques, mais ils doivent se focaliser sur le problème iranien.