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La trappe à pauvreté

Les économistes et EclairEco ont mis en garde les décideurs politiques : à force de subventionner l'inactivité et le chômage avec diverses allocations et revenus de transfert, et à force de pénaliser le travail avec une lourde imposition (sous forme de charges sociales et d'impôt direct), les individus pourraient gagner plus en ne travaillant pas plutôt qu'en travaillant (ou ne pas gagner beaucoup plus en travaillant, et ainsi préférer ne pas faire d'efforts). On en parle ici : www.EclairEco.org/fr/CausesChomage.

Il s'avère que c'est souvent le cas, notamment pour les faibles revenus. Le graphique ci-dessous montre que pour un revenu annuel avant imposition compris entre 15 000 et 40 000 dollars, un ménage américain de Virginie ne verrait pas son revenu disponible changer -- celui-ci resterait à peu près au niveau de 40 000 dollars. En d'autres termes, ce ménage fait face à un taux marginal d'imposition de 100% : chaque dollar additionnel gagné est prélevé par l'Etat, soit via l'imposition, soit via des transferts sociaux diminués. Pourquoi travailler alors ? Pourquoi travailler plus ? Résultat : de nombreux individus de condition modeste tombent très rationnellement dans une trappe à pauvreté. Et la société en fait les frais.

 

Pourtant, une solution existe : supprimer tous les revenus de transfert, allocations chômage et autres minima sociaux actuels et les remplacer par un impôt négatif : http://www.EclairEco.org/fr/ImpotNegatif.

Sources : http://mises.org/daily/3822 et http://gregmankiw.blogspot.com/2009/11/poverty-trap.html