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Une immigration qui marche !

Après la newsletter de décembre qui discutait le vote contre la construction de nouveaux minarets en Suisse, nous nous penchons à nouveau sur le thème brûlant de l'identité nationale.

En bons économistes, on peut commencer par se demander si l'immigration a des bénéfices et des coûts. Un bénéfice évident de l'immigration est économique : des immigrants bien choisis occupent de bons emplois, contribuent à la croissance économique du pays et cotisent sous forme d'impôts et de cotisations sociales. On explique cela ici : www.EclairEco.org/fr/ImmigrationSolution. Un coût évident est culturel : les immigrants n'ont pas été élevés avec les principes de la république française ou avec la culture française. Le fossé peut être plus ou moins important : par exemple, un Belge sera généralement culturellement plus proche qu'un Indonésien. De la dilution de l'identité et de la culture nationale à l'essor du communautarisme, de l'aliénation des immigrants à l'essor de la xénophobie, le coût culturel est significatif. Les émeutes violentes ayant secoué les banlieues il y a quelques années reflètent ces échecs, mais ne représentent que la partie émergée de l'iceberg.

Une politique de l'immigration bien conçue importerait donc des immigrants très qualifiés qui occupent des emplois à haute valeur ajoutée, et qui partagent autant que possible les valeurs françaises. A l'inverse, la pire politique importerait des immigrants peu qualifiés qui occupent des emplois peu qualifiés ou ne travaillent pas, et qui par ailleurs ne partagent pas les valeurs françaises.

Malheureusement, la France poursuit actuellement la deuxième politique, soit la pire possible, comme on le montre données à l'appui ici : www.EclairEco.org/fr/Immigration. Si un débat sur l'identité nationale peut servir une prise de conscience et être le préalable à un changement dans la politique d'immigration de la France, on ne peut que l'encourager. Cela dit, les media occultent les questions essentielles, et se focalisent à la place sur les petites phrases et les offuscations politiquement correctes qu'elles provoquent... le débat vole bas. Que cela ne nous dispense pas d'imaginer une immigration qui marche !