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l'Etat (7)

Trop de redistribution tue la redistribution

Un désir de redistribution accrue de la richesse explique en grande partie la victoire du parti socialiste aux dernières élections, ainsi que les mesures d’augmentation des taux marginaux de nombreux impôts. L’idée est bien sûr de prélever davantage de richesse chez les ménages à revenus élevés pour la transférer vers les autres.

Les dépenses publiques

Les dépenses publiques n’ont cessé d’augmenter en France, bien plus que dans les autres pays, et représentent maintenant 57% du PIB. L’explosion des dépenses de sécurité sociale en est largement responsable. La France a un secteur public exceptionnellement lourd, qui de 1970 à 2000 s’est développé aux dépens de la stagnation du secteur privé.  

La politique conjoncturelle

La régulation conjoncturelle est automatique et ne requière pas d’intervention politique. Cette dernière est généralement pro-cyclique, contre-productive, et inefficace. Enfin, même si elle était parfaite, elles serait largement inutile.

L’Etat doit-il systématiquement entreprendre une action politique contra-cyclique? La réponse est négative.

Le poids de l'Etat

Les Français s’en remettent traditionnellement largement à l’Etat. Malheureusement,  plus l’Etat intervient dans l’économie, que ce soit en taxant l’activité ou en édictant des régulations, plus la croissance économique souffre.

La dette publique

L’Etat vit à crédit depuis 30 ans. La dette publique officielle a crû deux fois plus vite que le PIB sur la période, sans pour autant financer un enrichissement du pays. Or la dette publique réelle s’élève à 150% du PIB, soit deux fois plus que les chiffres officiels. Contrairement à la France, la plupart des pays à endettement élevé contrôlent maintenant leurs déficits publics.

Les déficits publics

Le déficit public, normalement un mécanisme d’ajustement conjoncturel, est devenu structurel et permanent. L’Etat dépense 20% de plus que ses recettes. Il diffère le financement des dépenses publiques actuelles aux générations futures.

La consommation de l'Etat

Le taux de croissance de la France sur les trente dernières années, même décevant, masque une forte croissance de la sphère publique qui compense la maigre croissance de la sphère privée. L’évolution de la répartition du PIB hors comptes extérieurs en 1976 et 2003 présentée dans le tableau ci-dessous est frappante.[1]

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