Avant même d'avoir été élu, François Hollande pèse déjà sur les finances publiques de la France. Comment ? Tout simplement du fait que la perspective de son élection a augmenté l'écart de rendement ("spread") entre la dette française et la dette allemande. La première coûte maintenant 1,45 points de pourcentage de plus que la seconde, contre seulement 1,09 début avril, alors que la victoire de Sarkozy semblait encore possible. Avec une dette publique qui reprèsente environ 90% du PIB, et du fait que l'Etat devra payer des taux d'intérêts plus élevés sur les nouvelles émissions, on peut estimer que le spectre de François Hollande coûte déjà à l'Etat français environ 6 milliards d'euros par an. Ca promet pour la suite.