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La transformation du système bancaire et la disparition des banques...

... C'est en effet la proposition de Laurence J. Kotlikoff, un grand économiste américain. Dans cette conférence à la London School of Economics, il explique pourquoi la conservation du status quo en matière bancaire est suicidaire. Il montre notamment que la garantie des dépôts bancaires est illusoire. Finalement, il propose la fin des banques dans leur incarnation actuelle.

La fin de Londres comme place financière

Le gouvernement anglais, qui cherche désespérément a accroître sa popularité languissante, a annoncé qu'il taxerait les banques à 50% sur tout paiement de bonus (en plus de l'imposition subie par les salariés eux-mêmes). http://www.ft.com/cms/s/0/ff628b4a-e4c6-11de-96a2-00144feab49a.html?ftcamp=rss

Comment atténuer la sévérité des crises bancaires ?

Le pouvoir destructeur des crises financières est maintenant connu. En règle générale, les plus coûteuses en termes de points de croissance perdus ou des finances publiques sont les crises bancaires, et non les crises des marchés boursiers (comme l'explosion de la bulle Internet en 2000, ou le krach de 1987, sans répercussions; le krach de 1929 a eu un impact fort car il a précipité une crise bancaire de grande envergure).

L'avidité, l'explication trop facile

Larry White: "One can’t explain an unusual cluster of errors by citing greed, which is always around, just as one can’t explain a cluster of airplane crashes by citing gravity."

Breaking news: le plan Paulson rejeté!

Les deux partis, Démocrate et Républicain, s'étaient mis d'accord. L'administration Bush soutenait également le plan du secrétaire d'Etat au Trésor, Henry Paulson. On s'attendait donc à ce que le plan Paulson passe (cf. le post de blog ci-dessous). Mais dans un vote surprise, la Chambre des Représentants a rejeté ce plan impopulaire. En cause, l'élection à venir...

Le plan Paulson passe

Le Congrès Américain est parvenu à un accord sur le plan Paulson (décrit ci-dessous), même si de nombreux détails sont encore flous. Afin d'obtenir l'accord des Démocrates, le plan incorpore des restrictions sur la rémunération des dirigeants, infondées économiquement mais populaires. Pourtant, en période électorale, les critiques sont nombreuses.

Le populisme financier

Le plan de sauvetage du système financier décrit ici est toujours bloqué au Congrès Américain par les Démocrates, qui insistent notamment pour que le gouvernement paye les dettes des particuliers qui ne parviennent plus à rembourser leurs emprunts hypothécaires. Notons que ces derniers ne font courir aucun risque systémique à l'économie. Les enjeux ne sont donc pas comparables avec le sauvetage des banques.

Wall Street: la fin d'une époque

Les grands bouleversements se poursuivent à Wall Street. Morgan Stanley et Goldman Sachs, les deux dernières banques d'investissement, sont désormais des banques sous la supervision de la Fed (et non la SEC), en tant que telles abilités à collecter des "deposits", ou des fonds du public. Leur source de financement par emprunt était devenue trop incertaine et dangereuse. Ces deux géants feront désormais l'objet d'une supervision accrue.

La cavalerie est arrivée

Afin de casser le cercle vicieux pouvant potentiellement mener à un effondrement du système financier mondial, le gouvernement Américain a proposé aux institutions financières américaines de racheter leur dette toxique, afin d'alléger leur bilan. La transaction s'élève à 700 milliards de dollars. L'idée consiste à stabiliser les marchés financiers et rétablir la santé des institutions financières.